Home Psychologie Le rejet fait mal … Autant qu’un coup de poing …

Qui n’a jamais eu peur d’être confronté au rejet, a fortiori de la part de l’être aimé ?
Cette situation douloureuse, que tout le monde appréhende et dont beaucoup ont déjà fait l’expérience, peut littéralement tétaniser les plus vaillants d’entre nous.

En matière de relation notamment, la véritable douleur du rejet a longtemps été sous-estimée, avant que la science ne s’y intéresse de plus près … Découvrez aujourd’hui les conséquences d’un rejet social, et comment l’éviter.

Et si… le rejet pouvait faire aussi mal qu’un coup de poing ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi une rupture pouvait causer tellement de peine que la douleur en devenait vraiment physique ? Ou pourquoi le simple fait d’envisager un rejet était si douloureux ?

Ce qui peut totalement vous bloquer lorsque vous rencontrez quelqu’un qui vous plait …

Pendant longtemps, les chercheurs ont focalisé sur la douleur physique, sans même accorder la moindre attention aux douleurs du domaine psychologique.
Or, la vérité fait froid dans le dos : un rejet peut faire aussi mal qu’un véritable coup de poing.

Par exemple, lorsqu’une relation se termine dans les larmes, ou que la fille – ou l’homme – de vos rêves refuse de vous considérer comme vous estimez le mériter, la peine ressentie prend la forme d’une douleur physique.
Ces conséquences aussi psychologiques que physiques influent ainsi sur votre santé physique, autant que sur votre état mental.

Prenons un exemple concret : non contente de refuser vos avances, une fille que vous aimez beaucoup vous fait implicitement comprendre qu’elle ne vous envisage en aucun cas comme un amant potentiel.

Votre réaction : vous êtes sous le choc.
Dans votre esprit, tristesse, colère, jalousie et anxiété se mélangent.
Vous n’arrivez plus à vous concentrer, votre sommeil en souffre, ainsi que votre système immunitaire. Vous alternez entre la douleur et l’agressivité, cherchant dans la confrontation un moyen d’extérioriser ce rejet qui vous mine.

Une douleur mentale mais pas uniquement…

L’explication se trouve dans le lobe frontal de votre cerveau.
De récentes études ont en effet prouvé un lien direct entre rejet social et douleur physique, grâce à l’utilisation de l’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM).

En surveillant l’activité cérébrale de personnes en situation de rejet social, les chercheurs ont ainsi mis en évidence une réaction du lobe frontal en cas de séparation, tromperie ou rejet.
Cette zone du cerveau, associée à la douleur physique, réagit donc à une douleur d’ordre social ou psychologique.

Intense et fulgurante, cette douleur peut alors avoir le même impact qu’un véritable coup de poing, une entorse au poignet ou une brûlure au second degré !
Cette expérience explique enfin pourquoi le rejet se révèle aussi pénible à endurer, et confirme un besoin naturel et humain de se sentir aimé, accepté.

Faire l’expérience d’un rejet, c’est donc s’exposer à une douleur mentale traitée par le cerveau de la même façon qu’une douleur physique, tellement la réalité devient pénible à supporter.
Ainsi, même si tout le monde n’a pas la même sensibilité vis-à-vis d’un rejet, peu de personnes peuvent le surmonter sans éprouver cette désagréable sensation d’avoir pris un coup de poing.

Comment gérer le rejet ?

Sachant qu’un rejet activera les mêmes centres cérébraux qu’une douleur purement physique, vous comprenez maintenant pourquoi une rupture est si difficile à supporter.

Pour autant, il semble nécessaire de considérer cette douleur comme un signal d’alarme, à l’instar de toutes les douleurs physiques.

Lorsque vous approchez votre main trop près du feu, votre lobe frontal vous avertir à travers la douleur du danger de la situation. Sans cette douleur, pas de survie possible, l’être humain risquerait sa vie tous les jours sans même prendre conscience du danger.

Plutôt que de tomber dans le fatalisme ou la résignation, allez de l’avant : si le rejet fait tellement souffrir, comment l’affronter ? Le vaincre ? En un mot : le SURMONTER ?
Après un rejet, le cerveau devient programmé pour en éviter un autre, de façon à éviter la souffrance.

Seul le mentalisme peut alors briser ce cercle vicieux, qui se nourrit de la peur pour empêcher l’épanouissement personnel, social et surtout amoureux.
Le rejet offre donc une occasion unique d’observer le darwinisme en action. Pour le surmonter, une seule solution : l’ACCEPTER.

Maîtriser le rejet pour améliorer son pouvoir de séduction

Présente en chacun d’entre nous à divers degrés, la peur du rejet constitue en effet l’un des obstacles les plus importants, dans l’apprentissage de la séduction. Gérer ses appréhensions, c’est se donner l’opportunité de s’ouvrir aux autres, d’aller vers les autres, bref, de séduire.

Parce que l’apprentissage de la séduction suppose d’interagir avec le monde extérieur, la possibilité de rejet n’est jamais exclue.

Anticiper le rejet et craindre la souffrance, c’est s’enfermer dans l’échec, dans la peur. C’est se fermer les portes d’un univers où tout est possible, pour rester dans la procrastination et la passivité.
Pour aller de l’avant, une seule solution : s’ouvrir aux autres.

Comment vaincre sa peur du rejet ?

La peur du rejet renvoie souvent à un manque de confiance en soi, qui empêche d’envisager sereinement toute interaction sociale. Une poignée de méthodes extrêmement simples vous serviront à évacuer tout ce stress inutile, pour aller vers les autres sans la moindre appréhension :

  • Maîtriser la fin des interactions
  • S’entrainer à réduire sa sensibilité
  • Élargir son cercle social

Maîtriser la fin des interactions pour gérer la peur du rejet

Souvent, le plus terrifiant dans le fait d’aborder une personne, c’est de l’imaginer interrompre la conversation, tourner les talons et s’en aller sans vous accorder la moindre attention.

La première étape, pour les plus timides, nécessite donc une solide dose de bravoure. Pour partir sur des bases solides, en évitant la peur du râteau, il est nécessaire de s’entrainer à partir en premier.

Imaginez la scène : vous repérez une fille avec laquelle vous avez envie de discuter.
Plutôt que d’imaginer ce qui pourrait se passer, d’appréhender la façon dont elle pourrait vous rejeter, allez-y en sachant que vous, et vous seul, mettrez fin à la conversation.

Abordez-la de manière détendue, échangez quelques phrases, puis terminez cet échange de manière courtoise, avec une banalité comme « Bon, je dois filer, au plaisir ! ». Ainsi, vous serez toujours en contrôle, et petit à petit, vous vaincrez votre peur du rejet.

Travailler sur sa sensibilité

Pour éviter souffrance et douleur, rien de tel qu’un travail en profondeur sur sa sensibilité.
Comme pour la douleur physique, vous pouvez vous libérer de la peur en expérimentant une bonne dose de rejet.

Vous constaterez ainsi que même après un râteau, votre vie n’est pas chamboulée pour autant, et inconsciemment vous relativiserez l’impact que le rejet pouvait avoir sur vous.

La méthode est simple : abordez sans vous décourager plusieurs inconnues, croisées par hasard, en engageant la conversation de manière informelle.

Si le feeling passe, ou si vous connaissez des techniques comme celles présentées dans Séduction & Mentalisme, allez plus loin et proposez-leur de prendre votre numéro. Ou mieux, échangez vos numéros.

Vous ne les reverrez probablement jamais, et n’avez donc rien à craindre d’une réponse négative.

Sachant cela, votre cerveau n’encaissera pas un rejet aussi durement que si la fille en question occupait toutes vos pensées. De plus, même en ne vous attendant à rien, vous pouvez toujours tomber sur une bonne surprise !

Élargir son cercle social

Enfin, il est primordial d’élargir son cercle social. La peur du rejet, humaine et totalement compréhensible, repose sur la peur d’être exclu du groupe, de la société. En élargissant votre cercle social, vous réduirez d’autant cette peur, car vous aurez toujours quelqu’un vers qui vous tourner en cas de coup dur.

Votre estime de vous-même en sortira également grandie, et cela vous ouvrira les portes de relations amicales (voire plus) de qualité. Phénomène à l’opposé du rejet, l’acceptation déclenche un sentiment de bien-être absolu.
Pour vous intégrer, rien de plus facile que de trouver un noyau de gens partageant les mêmes centres d’intérêts que vous. Sports, littérature, films, peu importe. Participez à tous les rassemblements, soyez vous-même, faites-vous accepter comme vous êtes, sans jouer un rôle.

En suivant ces quelques étapes, vous vous apercevrez petit à petit à quel point votre vie s’en trouvera facilité.
Pas de changement radical, non, mais des progrès continus, perceptibles au quotidien.

Vos relations s’en trouveront facilitées, et vous vous sentirez bien mieux dans votre peau et dans votre vie !

Retenez aussi que la douleur d’un rejet est surtout comme un signal d’avertissement. Peut-être qu’il est le signe que vous devez vraiment développer un cercle social plus important ?