Home Auto-Hypnose Comment Mettre En Place Une Analgésie En 4 Etapes

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De plus en plus d’hôpitaux en Europe utilisent l’hypnose pour réduire la quantité d’anesthésiants utilisés que ce soit pour des accouchements, mais aussi pour des opérations plus importantes comme les cancers.
Désormais, même des pompiers du Bas-Rhin s’y sont formés pour accompagner les blessés.

Les hôpitaux utilisent encore un minimum d’anesthésiant alors que la technique marche très bien sans. Mais, ça rassure …
Quoi qu’il en soit, l’essentiel est que l’évolution se fasse au fur et à mesure. Il y a quelques années, on n’aurait même pas osé parler réduire un tant soit peu les anesthésiants pour se servir de l’hypnose !

Aujourd’hui, je ne vais pas vous montrer comment pratiquer une anesthésie en hypnose, parce que je pense qu’il est bon de laisser ça à des hypnothérapeutes qualifiés.

J’ai beaucoup hésité avant de poster cet article, puisqu’il présente quelque chose d’un peu spécial, et d’impressionnant.
Mais, puisque certains lecteurs me l’ont demandé, je vous propose d’expérimenter l’analgésie en auto-hypnose.

La différence entre anesthésie et analgésie ?

L’anesthésie a pour but de réduire la douleur, mais aussi la sensibilité. C’est-à-dire qu’à travers une anesthésie, on perd le contrôle de la partie du corps, et la sensibilité.
Souvenez-vous du dentiste et de la difficulté à parler si vous avez déjà subi une anesthésie de la bouche …

L’analgésie, au contraire, ne concerne que la réduction de la douleur. Aucune autre fonction n’est alternée.
L’intérêt de l’analgésie consiste d’abord en la prise d’un pouvoir sur soi et la prise de conscience que la douleur n’est qu’un signal. Et surtout de prendre conscience que si on est capable de gérer sa douleur, la gestion des émotions n’est-elle pas dix fois plus simple à faire ?

Quelques mots sur la douleur …

La douleur est toujours subjective, deux personnes qui prennent un même coup de marteau n’auront pas aussi mal l’un que l’autre. C’est avant tout une sensation désagréable, qui peut aller jusqu’à devenir insupportable. Elle est un signal d’alarme qui indique que quelque chose ne va pas dans le corps.

Comme le fait de mettre sa main sur une planche chauffante. La douleur a une utilité préventive : la plaque risque d’abîmer la main. On doit donc la retirer.

Avant de comprendre comment gérer une douleur, je pense qu’il est bon d’être d’abord capable de la définir.
Que la douleur soit nociceptive (comme une fracture), neuropathique ou encore psychogène, elle se compose des mêmes éléments :

  • Une première composante sensorielle.
    Elle est l’intensité que ressent vraiment votre système nerveux.
  • Une seconde composante émotionnelle et affective.
    Celle-ci correspond à l’angoisse vis-à-vis de la blessure. Par exemple, une personne qui a peur du sang se blesse, et qu’elle voit sa lésion saignée, la sensation de douleur sera amplifiée par l’angoisse.
    Mais, on a tous tendance à créer une certaine angoisse à ce niveau, rien que la peur d’avoir encore plus mal.
  • Une troisième composante cognitive.
    Quelle attention est-ce que l’on donne à la douleur ? Par exemple, dans un art martial, certains sportifs ne ressentent pas la douleur juste après un coup. D’une part à cause de l’adrénaline, d’autre part par la focalisation sur le combat.
  • Une quatrième composante comportementale.
    Elle va dépendre des mots employés ou des gestes effectués.
  • Une cinquième composante sociale-économique.
    Suivant sa situation professionnelle, on a tendance à ressentir la douleur différemment. Une personne dans une bonne situation financière tiendra (à ce niveau du moins) mieux la douleur qu’un individu dans une situation précaire, puisque cette situation a toujours un impact psychologique.
  • Une sixième composante culturelle.
    Par leur éducation, certains hommes pensent qu’ils doivent mieux gérer la douleur que les femmes.
  • Une septième composante religieuse.
    On peut retrouver cette dernière dans des religions ou sectes qui prônent la souffrance.

Toutes ces composantes s’ajoutent et crée ainsi une sensation plus ou moins supportable.

Vous avez remarqué ?
De toutes ces composantes, une seule est physiologique. Toutes les autres sont psychologiques.

À travers l’auto-hypnose, on va chercher à réduire toutes ces composantes psychologiques. Et rien qu’avec ça, la sensation de douleur sera réduite de manière drastique.

Réduire la douleur en quatre étapes

Avant d’aller plus loin, vous devez savoir que l’analgésie sous auto-hypnose est un exercice qui n’est pas toujours facile.
Si vous débutez dans cette méthode, je vous conseille d’attendre quelque peu et de chercher à provoquer d’autres phénomènes hypnotiques.

Il est aussi plus facile d’anticiper une douleur, que de la gérer à l’instant présent où on est justement gêné.

Lorsque vous faites du sport, vous avez mal. Cette douleur est bonne, c’est la preuve que les muscles font des efforts et que vous progressez ! No pain, no gain.
Mais, en supprimant la douleur, vous pourrez aller plus loin dans vos efforts pour repousser encore plus vos limites. Et donc, obtenir un gain encore plus important.

Dans un cas comme ça, que ce soit à l’entrainement ou en compétition, on se prépare mentalement avant d’avoir mal. Parce que faire ça sur le coup est d’une part plus dure, et d’autre part demande de détourner une partie de sa concentration sur cette technique.
Résultat, on peut perdre sur un autre plan.

On va d’abord chercher à créer une analgésie sur la main.

#1 Test

Commencez par vous pincer la main assez fort pour le sentir, et notez la douleur sur une échelle de 1 à 10. Ou 1 est un picotement et 10 une douleur intenable.
Mémorisez la pression, vous devrez mettre exactement la même juste après.

#2 Induction et transe hypnotique

Puis entrez en transe hypnotique assez profonde, utilisez simplement votre induction préférée.
Pensez aux fusibles et passez à la suite.

#3 La méthode en soi

Il existe plusieurs méthodes pour procéder à cette expérience. Et on utilise le plus souvent des métaphores comme le gant de fer.
Ici, je vous propose de jouer avec un autre symbole : une muraille anti-douleur.

Le principe est de visualiser une immense muraille à l’intérieur de votre main. Prenez votre temps pour la détailler, faites là atteindre les étoiles si vous le voulez !

Vous pouvez l’imaginer en pierre dans un style muraille de chine, ou alors en mode futuriste comme un laser qui s’étend sur la surface …

Prenez aussi le temps de bien expliquer d’expliquer à votre inconscient ce que vous voulez : réduire la douleur de manière à la faire passer de 5 à 2 en agissant uniquement sur votre psychologie.
Vous pouvez lui dire d‘arrêter d’angoisser vis-à-vis d’une certaine douleur, de se focaliser sur de la musique ou des sons que vous entendez, et développer la croyance que vous êtes un roc.

On se représente souvent l’inconscient comme un enfant de 6 – 7 ans à qui vous expliquer ce qu’il doit faire. Une autre métaphore intéressante pour vous expliquer consciemment ce que vous attendez de vous-même inconsciemment …

Gardez toujours à l’esprit que les métaphores sont le langage de l’inconscient – qui est aussi une métaphore … -.

Vous pouvez le bombarder de suggestions ici ! Mieux vaut trop que pas assez.

#4 Réveil, et échelle

Puis, sortez de transe et pincez-vous avec la même pression que la première fois.
Là, évaluez de nouveau la douleur ressentie.

Si vous avez eu un résultat, bravo !
Sinon, ça peut venir de différents points comme …

  • Le manque d’habitude de l’auto-hypnose. Dans ce cas-là, on s’exerce avec d’autres choses comme la lévitation de bras.
  • La métaphore n’était peut-être pas adaptée à soi.
  • Un manque de suggestion, donc essayez de passer plus de temps sur cette phase.

Les dangers et intérêts de gérer sa douleur

L’expérimentation de la gestion de la douleur est une expérience toujours étonnante, qui permet de prendre conscience de certaines choses comme de votre pouvoir sur le cerveau.

Concrètement, elle apporte beaucoup dans le domaine du sport pour dépasser ses limites en entrainement comme en compétition, ou dans le cas d’une blessure : l’attente avant de se faire soigner par un professionnel qualifié.

Mais, il faut aussi la prendre avec des pincettes et garder à l’esprit qu’une douleur est avant tout un signal.
Un mal de dents peut indiquer une mauvaise hygiène dentaire, dans ce cas-là, on peut réduire la douleur le temps d’aller voir son dentiste, mais on ne repousse pas le rendez-vous à cause de la peur liée à l’inconnu qui regarde dans sa bouche …

 

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