Home Psychologie Nait-on génie ? Ou peut-on le devenir ?

À votre avis, le génie est-il inné ? Peut-on naitre génie ou naitre … rien ?
Ou alors, serait-ce le fruit d’un travail important ? Dans ce cas-là, peut-on le devenir ? C’est ce que vous allez voir dès aujourd’hui …

Inné ou acquis ?

Avant d’aller plus loin, on va commencer par trouver les différences entre l’inné et l’acquis. Avant de voir qu’est-ce qui relève en soi de l’inné, et ce qui relève de l’acquis.

À quoi correspond l’inné ?

L’inné contient les comportements qui appartiennent à l’ensemble d’une espèce.
L’inné, c’est ce qui englobe toutes les compétences que vous possédiez de façon naturelle dès votre naissance. L’inné se rapporte d’ailleurs au concept de nature.

Il est votre patrimoine génétique, vos caractéristiques héréditaires et physiologiques; ce qui détermine la singularité de votre physique.

Et l’acquis ?

Lui résulte de votre expérience, de votre éducation, de vos apprentissages.

Tous ces comportements qui sont basés sur votre raisonnement. Vous les avez mis en place grâce à votre intelligence, et ils permettaient de pallier à un problème lors d’un instant T.

Donc l’acquis est ce qui s’acquiert au cours de votre vie. Vous ne le possédiez pas à votre naissance.
C’est donc une compétence individuelle.

Contrairement à l’inné, l’acquis nécessite le temps ou plutôt l’expérience. Il se forme au fil des événements vécus.

Tout ce qui vous est acquis provient donc de votre environnement, de votre famille, ou encore de la société.

Alors, le génie est-il acquis ou inné ?

Depuis des dizaines – si ce n’est centaines ? – des philosophes débattent entre eux de ce qui est inné ou acquis. HegelNietzsche, Kant Patrick Mignon pour les plus modernes y sont allés entre exemples et contre-exemples.

Désormais, la croyance commune reconnait que l’inné et l’acquis interagissent entre eux.
Les deux influent votre vie à grande échelle.

Vous auriez – grâce à l’inné – des tendances qui ne demandent qu’à se confirmer, et ce avec l’acquis.

C’est dans les années 1870 que les notions d’acquis et d’inné ont pris toute leur importance avec la réflexion et le concept d’hérédité.

Ils ont tout de suite été utilisés de manière antagoniste, comme s’opposant forcément.
L’idée d’interaction ne venait pas même à l’esprit chez ceux qui n’arrêtaient pas de débattre sur ces deux notions d’inné et d’acquis. Mais c’est sur la question plus précise de l’intelligence que les hommes ont le plus débattue par rapport à ces notions.

L’homme est-il intelligent ou le devient-il ?

Vous êtes du genre bosse des maths ou cancres désespéré ?

Prenons l’exemple de la bosse des maths qui peut bien faire sourire …
Mais qui ne s’est jamais posé cette question à propos d’un camarade de classe particulièrement doué en mathématiques ?
Son intelligence mathématique faisait-elle partie de ses gênes ?

Désormais, on est sûr que non. Elle ne vient que de son travail.

Mais, peut-être possédait-elle tout de même une légère prédisposition à l’algèbre ?
Ou alors, il est aussi possible que sa première expérience avec les maths ait été complètement différente de celle d’un autre enfant suite à certains jeux d’éveil ?

Prenons un tout autre exemple, celui de la conduite.
Il est évident que vous n’êtes pas nés avec cette capacité de conduire votre voiture. Il vous a bien fallu pour cela apprendre un certain nombre de réflexes, de conditionnements, tous acquis parfois au prix de belles erreurs …

Mais, pourquoi avez-vous appris plus ou moins vite que votre cousin ? Qu’est-ce qui a pu faire la différence ?
Certainement l’acquis vis-à-vis de vos précédentes expériences : peut-être avez-vous développé une meilleure synchronisation bras / jambes ?

Qu’est-ce qui fait d’un individu plus intelligent qu’un autre ? Génie « génie » ou génie de travail ?

L’intelligence, c’est aussi la culture, et comment ne pas évoquer le nom de génies musiciens ?
D’où peut provenir ce génie ? Acquis ou inné?

Jean-Sébastien Bach a composé très tôt sa première cantate.
Et, il ne s’est jamais arrêté. Durant toute sa vie, il a composé.

Bach travaillait au-delà des limites de la normale, et c’est non seulement grâce à son talent, mais aussi grâce à son travail qu’il a pu créer des centaines et des centaines de sonates absolument uniques.
Bach mettait bien en avant son travail en disant :

« J’ai beaucoup travaillé. Quiconque s’appliquera autant pourra faire ce que je fais ».

Bon c’est vrai qu’il semble plutôt difficile de le croire totalement en écoutant ses oeuvres.
Mais voici bien la preuve qu’un talent seul ne saura fournir de fruits s’il n’est pas accompagné d’un travail.

Wolfang Amadeus Mozart a aussi composé très tôt. Et son père n’était autre qu‘un instituteur de musique. Lui aussi était plus un génie de travail qu’un génie de musique.

Il possédait aussi d’une mémoire exceptionnelle vis-à-vis de la musique. Cette mémoire s’est certainement développée comme la mémoire des échecs de Suzanne Polgar, au fil du travail dès la petite enfance.

La croyance actuelle est que vous disposez donc d’un capital à la naissance, fait de prédispositions, plus ou moins enfouies.
Ces prédispositions ne demandent qu’à éclore à travers un travail acharné : l’acquis.

Si vous n’apprenez pas le code de la route, que vous n’avez jamais vu quelqu’un conduire, que votre expérience est nulle en ce domaine, il est totalement improbable que vous arriviez seul à rouler en voiture.

De même si vous ne possédez aucune prédisposition pour dessiner, il est aussi peu probable que vous deveniez un grand peintre. Mais c’est seulement avec beaucoup de labeur que ce talent pourra faire de vous précisément un immense artiste; à condition de ne pas laisser enfoui en vous ce talent.

Je vous ai exposé cette croyance démocratisée au fil du temps.
Mais je ne suis pas entièrement d’accord, et vous ferez part de mon point de vu très bientôt.